#Journalisme, l’info demain

#Journalisme, l’info demain – S01 E01

15/02/2018

Une organisation inédite du Club de la Presse 85

 

Partant du constat de la perte de confiance croissante du grand public – voire de la défiance – à l’égard des médias et de leur manière de traiter l’information, le Club de la presse a décidé de réagir, afin d’expliquer comment sont collectées et traitées les infos. En voulant ainsi montrer les dessous de la fabrique de l’information, les organisateurs entendent proposer au grand public de mieux comprendre, notamment par le biais de tables rondes animées par différents professionnels, mais aussi de proposer aux visiteurs d’eux-mêmes mettre la main à la pâte, via divers ateliers pratiques au cours desquels en quelques minutes, guidés par des professionnels, ils pourront réaliser un reportage, effectuer eux-mêmes leur propre montage vidéo ou radio ! Il ne s’agira pas d’être passif, mais actif, le tout dans une ambiance ludique se prêtant à la découverte du fonctionnement des médias, des choix qu’ils sont amenés à effectuer, aussi bien concernant le fond que la forme des reportages. Que montrer, pour qui, comment, pourquoi ? Qu’est-ce que l’avènement du numérique a modifié à la fois dans les pratiques journalistiques mais aussi dans les usages du grand public ?

Ce forum, qui se déroulera toute la journée au CYEL de La Roche-sur-Yon (11 – 23 heures), s’articulera autour de temps forts : ateliers pratiques, tables rondes, masterclass, remue-méninges et en soirée un colloque de prospective : quels seront les médias de demain ? Ses objectifs sont multiples, pour renouer des liens de confiance avec les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, avec la présence de professionnels de l’information tous supports médias venant des Pays-de-la-Loire, aussi bien des médias associatifs que reconnus et implantés depuis des décennies, eux aussi en pleine mutation technologique. Parmi les pôles attractifs et novateurs, la présence de start-up comme Makidoo (La Roche-sur-Yon, qui propose une appli récompensée de montage vidéo ultra rapide et simple sur smartphone ; Casus Ludi (Nantes), qui traite l’info par le biais du jeu vidéo ; ou encore Targo (Paris), à la pointe du développement du journalisme dit « immersif », dans lequel le téléspectateur est plongé au cœur de l’info via un casque de réalité virtuelle 360°… A tester impérativement !

En soirée, colloque de prospective également ouvert à tous, en présence d’enseignants-chercheurs, de journalistes, d’universitaires, et d’un jeune Youtubeur, afin de réfléchir aux différentes formes que pourrait demain revêtir l’information qui sera diffusée, via quels moyens techniques.

Manifestation inédite en France, entièrement gratuite, accessible et ouverte à tous publics, de 12 à 100 ans et plus, le jeudi 15 février, au CYEL. Infos sur la page Facebook du Club de la presse de Vendée : https://www.facebook.com/clubpressevendee/

 

En partenariat avec le conseil départemental de la Vendée, la Ville de La Roche-sur-Yon, l’Université de Nantes (IUT de La Roche-sur-Yon), Ouest Média Lab, Orange, et Graffiti Urban Radio.PROGRAMME

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#Journalisme, l’info demain

#Journalisme, l’info demain – S01 E01

15/02/2018

Une organisation inédite du Club de la Presse 85

 

Partant du constat de la perte de confiance croissante du grand public – voire de la défiance – à l’égard des médias et de leur manière de traiter l’information, le Club de la presse a décidé de réagir, afin d’expliquer comment sont collectées et traitées les infos. En voulant ainsi montrer les dessous de la fabrique de l’information, les organisateurs entendent proposer au grand public de mieux comprendre, notamment par le biais de tables rondes animées par différents professionnels, mais aussi de proposer aux visiteurs d’eux-mêmes mettre la main à la pâte, via divers ateliers pratiques au cours desquels en quelques minutes, guidés par des professionnels, ils pourront réaliser un reportage, effectuer eux-mêmes leur propre montage vidéo ou radio ! Il ne s’agira pas d’être passif, mais actif, le tout dans une ambiance ludique se prêtant à la découverte du fonctionnement des médias, des choix qu’ils sont amenés à effectuer, aussi bien concernant le fond que la forme des reportages. Que montrer, pour qui, comment, pourquoi ? Qu’est-ce que l’avènement du numérique a modifié à la fois dans les pratiques journalistiques mais aussi dans les usages du grand public ?

Ce forum, qui se déroulera toute la journée au CYEL de La Roche-sur-Yon (11 – 23 heures), s’articulera autour de temps forts : ateliers pratiques, tables rondes, masterclass, remue-méninges et en soirée un colloque de prospective : quels seront les médias de demain ? Ses objectifs sont multiples, pour renouer des liens de confiance avec les lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, avec la présence de professionnels de l’information tous supports médias venant des Pays-de-la-Loire, aussi bien des médias associatifs que reconnus et implantés depuis des décennies, eux aussi en pleine mutation technologique. Parmi les pôles attractifs et novateurs, la présence de start-up comme Makidoo (La Roche-sur-Yon, qui propose une appli récompensée de montage vidéo ultra rapide et simple sur smartphone ; Casus Ludi (Nantes), qui traite l’info par le biais du jeu vidéo ; ou encore Targo (Paris), à la pointe du développement du journalisme dit « immersif », dans lequel le téléspectateur est plongé au cœur de l’info via un casque de réalité virtuelle 360°… A tester impérativement !

En soirée, colloque de prospective également ouvert à tous, en présence d’enseignants-chercheurs, de journalistes, d’universitaires, et d’un jeune Youtubeur, afin de réfléchir aux différentes formes que pourrait demain revêtir l’information qui sera diffusée, via quels moyens techniques.

Manifestation inédite en France, entièrement gratuite, accessible et ouverte à tous publics, de 12 à 100 ans et plus, le jeudi 15 février, au CYEL. Infos sur la page Facebook du Club de la presse de Vendée : https://www.facebook.com/clubpressevendee/

 

En partenariat avec le conseil départemental de la Vendée, la Ville de La Roche-sur-Yon, l’Université de Nantes (IUT de La Roche-sur-Yon), Ouest Média Lab, Orange, et Graffiti Urban Radio.PROGRAMME

Meilleurs vœux 2017

Le Club de la presse Vendée (CDP85) vous souhaite, à toutes et à tous, ses meilleurs vœux.

Le bureau du CDP 85, réuni en séance plénière il y a quelques jours (bref, autour d’une table avec la galette !), a bien travaillé, et proposera dans les mois qui viennent un programme d’activités aussi varié qu’alléchant… Plus d’infos quand tout sera parfaitement bien calé.

On peut juste dévoiler qu’au moins deux séquences seront ouvertes au grand public, en partenariat avec le cinéma yonnais Le Concorde pour une projection-débat, puis à l’automne des assises du journalisme numérique, histoire de pouvoir échanger avec celles et ceux qui lisent, regardent ou écoutent la presse !

Belle année à vous tous…

Septembre 2016 : mercato de rentrée !

Eh oui, les transferts et autres transfuges ne sont pas l’apanage des sportifs en général et des footballeurs en particulier, le phénomène existe aussi dans la presse… à la différence notable que chez les journalistes les mouvements ne donnent pas lieu à des millions de contrepartie !
Bref, en cette rentrée post-estivale, plusieurs changements sont à noter du côté de certains médias vendéens.

A tout seigneur, tout honneur, commençons par le quotidien Ouest-France, dont deux rédactions sont concernées par des changements. Celle de La Roche-sur-Yon, en premier lieu, avec les départs de « vieux » journalistes en poste, le chef d’agence Jean-Marcel Boudard (qui a sprinté prendre la direction des sports à Nantes), et Jean-Philippe Gauthier (le Monsieur Culture est parti en Normandie s’occuper d’Economie). Pour les remplacer, c’est en premier lieu David Dupré, chef d’agence de la locale de Challans depuis un an, qui succède à Jean-Marcel Boudard.

Le poste de Jean-Philippe Gauthier est lui depuis le 1er septembre occupé par Clémence Holleville, qui nous arrive de Normandie, où durant trois ans elle avait la responsabilité de l’agence de Flers (Orne). A l’agence de Challans, David Dupré est remplacé par une autre jeune journaliste, en l’occurrence Laura Jarry, une Aquitaine de 26 ans qui a rejoint le groupe Ouest-France voilà un an, pour lequel elle exerçait dans la région nantaise. A noter, enfin, que depuis le début de cette année 2016, Ouest-France a également changé de tête à sa direction départementale, Céline Bardy succédant à Joël Bigorgne, qui a rejoint sa Bretagne chérie, du côté de Lorient.
Autre titre, autre changement, cette fois concernant Le Journal du Pays Yonnais, un des trois hebdomadaires du groupe PubliHebdos présents en Vendée. Arrivé voilà trois ans, le rédacteur en chef Manu Rodriguez est parti exercer ses talents à la tête d’un autre hebdo du groupe, La Chronique de Fougères (35) ; il est remplacé depuis le 1er septembre par Nicolas Pipelier, qui lui était journaliste au Trégor, à Lannion (22). Un peu plus jeune, il avait déjà exercé dans notre département, du côté des Herbiers, pour le compte du quotidien Vendée Matin, aujourd’hui, hélas, disparu.

Dernier changement porté à notre connaissance, concernant le Journal des Entreprises, où Florent Godard a quitté ses fonctions après plusieurs années d’exercice, pour travailler en tant que journaliste indépendant. Il est remplacé par Adrien Borga, qui, âgé de 35 ans, va découvrir la Vendée et son tissu économique.
Bien évidemment, le Club de la Presse de Vendée souhaite la bienvenue à ces nouvelles consœurs et nouveaux confrères, et fera tout pour faciliter leur adaptation et leur intégration à notre territoire !

En mémoire des assassinés de Charlie Hebdo…

Le 7 janvier dernier, quelque 200 citoyennes et citoyens ont répondu à l’appel du Club de la presse de Vendée, afin de commémorer le sidérant et tragique attentat perpétré le 7 janvier 2015, dans les locaux parisiens de la rédaction du journal hebdomadaire Charlie Hebdo, faisant pour lourd bilan 12 victimes. Un an plus tard, au pied de la statue de Napoléon, à La Roche-sur-Yon, le texte suivant a été lu :

 

Il y a un an, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, des journalistes ont été assassinés, simplement victimes d’avoir voulu exercer librement leur métier, celui d’informer. Pour la première fois également, la France figure au sinistre bilan dressé chaque année par l’association Reporters sans frontières, qui fait un état des lieux mondial des journalistes tués, retenus comme otages ou bien emprisonnés sous des prétextes fallacieux. Ainsi, en 2015, ce sont au moins 111 journalistes qui ont été tués de par le monde, dont 8 en France ; un chiffre très élevé, le plus haut depuis dix ans. Et depuis 2005, ce sont au moins 788 journalistes qui ont perdu la vie, toujours selon Reporters sans frontières, qui pour l’année 2015 a eu en outre connaissance de 54 reporters retenus en otage, et 153 autres détenus dans des prisons officielles…

Jamais Ô grand jamais nous n’aurions un jour imaginé assister dans notre pays libre et démocratique à un tel carnage, à une telle barbarie innommable, qui a quasiment décimé la rédaction d’un journal. Et quel journal ! Adulé ou décrié, Charlie Hebdo est un titre de presse quasiment unique au monde, de par la grande liberté dont jouissent les médias dans notre république française ; un héritage direct du Siècle des Lumières, de la Révolution française. Mais attention, cette liberté s’inscrit également dans un cadre légal, celui de l’article 11 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789, ainsi que dans la loi du 29 juillet 1881 toujours en vigueur, qui fixe un cadre juridique en matière de liberté de la presse et de liberté d’expression ! Bref, pas question non plus de faire n’importe quoi pour les journalistes et les médias, qui comme n’importe qui se doivent de respecter cette loi sous peine de condamnations.

En s’attaquant lâchement à des journalistes uniquement, eux, armés de crayons, les terroristes ont voulu entailler et tenter de mettre à bas un journal qui symbolisait sans doute plus que tout autre cette liberté d’expression qui nous est si chère, à toutes et à tous. Dans sa forme, surtout, puisque cet hebdomadaire à l’histoire mouvementée puise sa force dans le dessin de presse, mode d’expression journalistique souvent cinglant, qui a pour principale vertu d’être immédiatement compréhensible par le plus grand nombre, et souvent fait mouche. Une arme pacifique érigée en art, qui au-delà de la rigolade permet de poser de vrais débats de société, de réfléchir et faire débattre, de faire progresser notre société ; bref, une arme citoyenne indispensable au bon fonctionnement d’une démocratie saine ! Car oui, au-delà de la déconnade, de l’outrance, de la provocation, les dessinateurs de Charlie étaient des citoyens engagés qui avaient une conscience politique et citoyenne, qui ambitionnaient de secouer le cocotier par le biais de dessins bien sentis, avec pour optique simplement de tendre vers une société meilleure, plus juste, égalitaire, apaisée et pacifique… Ce fut leur seul grand crime !

Alors nous, journalistes de Vendée, réunis ici ce soir pour leur rendre hommage, avons tenu à organiser cette commémoration. En leur mémoire, et celle de leurs proches, mais aussi pour exprimer qu’une société sans liberté d’expression possible ou extrêmement encadrée a pour nom totalitarisme. Nous ne sommes pas là pour défendre de quelconques privilèges corporatistes, car notre travail consiste à informer du mieux possible et avec honnêteté nos concitoyens. Nous sommes donc redevables et au service des citoyens, en ne se positionnant non pas comme un 5e pouvoir, comme trop souvent entendu, mais comme un contre-pouvoir garant des libertés individuelles et collectives. Ce quels que soient les médias et leurs lignes éditoriales. Cette liberté d’expression a été chèrement acquise, sachons aujourd’hui rester soudés pour la défendre coûte que coûte, puisqu’elle est un des fondements de notre démocratie, de notre république. L’an passé, au même moment, une sidération émotionnelle s’est emparée de tout le pays : le risque existait, mais on n’osait y croire. Et puis, hélas, c’est arrivé. Et d’autres attentats ont, ensuite, aussi ensanglanté notre pays, le meurtrissant.

Nous sommes rassemblés ici ce soir pour rendre hommage à ces courageux disparus, qui, en dépit de menaces de mort proférées depuis des années, ayant, entre autres, vécu en 2011 un incendie criminel ravageant leurs locaux, avaient décidé de dire merde à la peur et à la terreur en poursuivant fièrement leur mission d’informer, coûte que coûte. « Je préfère mourir debout que vivre à genoux », avait notamment déclaré Charb, le directeur de Charlie, qui fait partie des victimes. Tout est résumé dans cette sentence. On a pu constater que même en partie décimée, la rédaction de Charlie a poursuivi son travail, ne renonçant pas, ce qui ne peut que laisser admiratif. Aujourd’hui, les rescapés et quelques nouveaux poursuivent les parutions, sans concession, avec toujours le même esprit. Le journal est désormais dirigé, vous ne le savez peut-être pas, par un… Vendéen ! Présent lors de l’attentat, Laurent Sourisseau – alias Riss -, a été grièvement blessé de plusieurs balles, mais s’en est remis et a repris ses crayons. Celui qui co-dirigeait Charlie avec Charb est désormais seul à la barre sans son vieux complice ; il a passé son enfance et une grande partie de sa jeunesse du côté de Saint-Michel-Mont-Mercure, coin de Vendée où résident d’ailleurs toujours plusieurs membres de sa famille. Saluons ici son courage, son engagement et sa détermination.

Nous, membres du Club de la presse de Vendée, tenions à exprimer tout cela. Ce soir, cette commémoration se veut sobre, sans cortège ni défilé dans les rues, l’idée était juste de se rassembler afin de rendre hommage aux 12 victimes du 7 janvier 2015, journalistes, policiers et collaborateurs de Charlie Hebdo, à savoir : Ahmed Merabet, Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Cabu, Elsa Cayat, Charb, Honoré, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Tignous et Georges Wolinski (avec un i !).

 

En leur mémoire, dédions leur une minute de silence, qui si vous le coulez bien sera suivi d’une salve d’applaudissements, car là, franchement, ils nous auraient trouvés bien trop sérieux et bien chiants, déjà qu’on vient de leur décerner la Légion d’Honneur !

 

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